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La théorie de l'attachement

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  Dans cette série d’articles, qui s’enrichira progressivement, je vous propose une revue synthétique et brève d’une notion ou d’une théorie psychologique ou psychiatrique. L’objectif est de résumer une théorie, de la façon la plus claire possible, en moins de 2000 mots. Ainsi, des notions complexes seront nécessairement simplifiées et l’article n’est pas destiné à l’exhaustivité. Il sera aussi difficile de critiquer les notions présentées, quand bien même ces critiques sont nécessaires. Ces articles peuvent en revanche représenter un tremplin pour découvrir plus en détails les sujets que nous aborderons, et aussi un point de départ de discussions quant au défauts (systématiques) de ces théories.

L'autisme, un problème de regard

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  L’un des apprentissages classiques d’un étudiant en médecine est la lecture d’une radiographie de thorax. Bien que nous disposions aujourd’hui de méthodes d’imagerie plus précises, elle reste d’une très grande utilité car elle permet aux médecins -en particulier dans le contexte de l’urgence- de détecter un nombre important de pathologies tout en limitant au maximum l’irradiation du patient –c’est pour cela qu’on la préfère parfois le scanner, qui est plus irradiant qu’une simple radio. L’observation d’une radio de thorax se doit d’être systématique, pour ne pas rater un signe pathologique. Ainsi, il nous faut analyser la qualité de la radio, l’intégrité de la cage thoracique, l’état du cœur –qui peut être trop gros-, des poumons –où peuvent se trouver abcès, nodules ou foyers infectieux- et de la plèvre, une membrane présente entre les poumons et la cage thoracique et qui peut être le siège d’un épanchement –gazeux par exemple, c’est le fameux pneumothorax . Il faut rester co...

Les réseaux sociaux de notre cerveau

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  En 1996, une équipe de scientifiques londoniens publièrent une étude d’imagerie cérébrale qui fera date dans la jeune discipline des neurosciences sociales . Et pourtant, le sujet de cette étude ne porte pas du tout sur ce champ de recherche, mais sur la vision et la perception du mouvement par le cerveau. Au cours de leurs expériences, ces chercheurs ont montré à des volontaires différentes vidéos dans une IRM fonctionnelle, une machine permettant de visualiser l’activité cérébrale. Leur objectif était de déterminer les zones cérébrales spécialisées dans la perception du mouvement. Pour cela, ils présentaient aux sujets de courtes vidéos montrant des points mouvants sur l’écran. Mais sur certaines d'entre elles, le mouvement de ces points n’était pas anodin. En voici un exemple juste après. Que voyez-vous ?

Miracles et désespoirs du nerf vague

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  Sans doute avez-vous déjà expérimenté cette sensation très désagréable, lors d’un long trajet dans un train bondé, pendant une prise de sang ou un examen, d’une sensation de grand faiblesse, accompagnée de sueurs, de nausée, de vertiges ou de bouffées de chaleur. Un malaise vagal . Il s’agit d’une cause très répandue et courante de perte de connaissance brutale, qui résulte d’un déséquilibre entre 2 grandes forces de notre organisme. Nos organes sont dirigés par de nombreux acteurs, et en particulier par le système nerveux dit autonome –qui travaille en dehors de notre champ de conscience. Au sein de ce système nerveux autonome, deux grandes forces se font face. D’une part, le système nerveux sympathique , qui s’active typiquement dans les situations de stress : le cœur s’accélère, la tension artérielle augmente, les pupilles se dilatent, tout se met en place pour que l’organisme puisse fuir ou affronter le danger. De l’autre côté, le système para-sympathique a les effets ...

Des électrochocs pour soigner l'épilepsie ?!

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  A la fin du 17 ème siècle, le médecin anglais Caleb Parry étudie les crises d’épilepsie de ses patients. Lors des convulsions, il les voit rougir subitement, et leurs carotides battre furieusement au niveau du cou. Il en déduit que les crises d’épilepsie proviennent d’un excès de sang dans le cerveau. La circulation sanguine cérébrale provenant en grande partie des 2 carotides, il propose comme traitement une compression de ces 2 artères afin de stopper les convulsions. Il exposa ses expérimentations devant la Medical Society de Londres en 1789.

Géopolitique de l'état limite

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Le terme «  borderline  » ou son équivalent français « état limite » n’est pas récent. Il a été façonné par un psychanalyste, Adolf Stern, en 1938, pour qualifier certains de ses patients qui semblaient souffrir d’une forme atténuée de schizophrénie, et qui se trouvaient de facto à la limite entre la névrose (qui est, selon les théories psychanalytiques, une souffrance psychique dont le sujet a conscience et se plaint, et qui résulte d’un conflit intra-psychique) et la psychose (qui caractérise un trouble mental qui altère le rapport du patient avec la réalité). En 1968, on parle encore de « schizophrénie borderline  », qui deviendra, lors de son intégration dans le DSM III (l’un des manuels diagnostique de référence en psychiatrie) le trouble de la personnalité borderline . Par la suite, la définition, le cadre conceptuel et la prise en charge des patients borderline va progressivement s’éloigner de la psychanalyse. Aujourd’hui, de nombreux travaux scie...