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La thérapie des schémas

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  Dans cette série d’articles, qui s’enrichira progressivement, je vous propose une revue synthétique et brève d’une notion ou d’une théorie psychologique ou psychiatrique. L’objectif est de résumer une théorie, de la façon la plus claire possible, en moins de 2000 mots. Ainsi, des notions complexes seront nécessairement simplifiées et l’article n’est pas destiné à l’exhaustivité. Il sera aussi difficile de critiquer les notions présentées, quand bien même ces critiques sont nécessaires. Ces articles peuvent en revanche représenter un tremplin pour découvrir plus en détails les sujets que nous aborderons, et aussi un point de départ de discussions quant au défauts (systématiques) de ces théories. 0 Au cours des années 1980, le psychologue américain Jeffrey Young doit se rendre à l’évidence : les thérapies cognitivo-comportementales (TCC), un domaine qu’il connait et maitrise très bien (il a été formé par Aaron Beck, l'un des fondateurs des TCC) restent inefficaces chez certain...

100 milliards de neurones... et bien plus encore.

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  En 1858, Rudolph Virchow, l’un des grands noms de l’histologie (l’étude des tissus) identifie, au sein des coupes de cerveau qu’il observe, un agglomérat non-identifié qui permet de soutenir les neurones et de maintenir la structure du parenchyme cérébral, qu’il nomme la glie – ou neuroglie. Une quinzaine d’années plus tard, c’est un autre grand nom de la science du vivant, Camilio Golgi, qui s’aperçoit que cette masse informe est en réalité composée de cellules, qui seront nommée en 1891 «  Astrocytes  » du fait de leur aspect étoilé et extrêmement ramifié. Au cours du 20 ème siècle, différentes théories attribuèrent des rôles distincts aux astrocytes. Certains, comme Golgi, pensent qu’ils servent essentiellement comme soutient aux neurones, qui représentent en quelques sortes les cellules « nobles » du cerveau. Les astrocytes restent dans un rôle subalterne : ils sont chargés d’apporter au neurone le glucose et l’oxygène dont il a besoin pour fonctio...

Comment les patients psy ont-ils vécu le 11/9 ?

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  En septembre 2001, les psychiatres de l’hôpital Saint George, à Londres, voient arriver en consultation un garçon de 10 ans, accompagné de sa mère. Il souffre du syndrome de Gilles de la Tourette, un trouble neuro-psychiatrique responsable de la survenue intempestive de tics, de brefs mouvements musculaires peu contrôlables. Mais ces derniers jours, ce petit garçon souffre surtout de ses troubles obsessionnels compulsifs, ou TOC, qui sont très handicapant au quotidien : il passe des heures à consciencieusement ranger ses affaires afin qu’elles soient disposées de façon parfaitement symétriques, et il répète de nombreux rituels pour éviter qu’un malheur ne frappe sa famille. Par exemple, il se doit de dire au revoir à sa mère d’une façon bien précise, pour éviter qu’elle ait un accident de voiture. Il doit absolument traverser la route en ne marchant que sur les bandes blanches du passage piéton. Ces pensées magiques et interdites sont quotidiennes et sont responsables d’une ...

Que sont devenus les survivants du 11 septembre ?

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  Le 11 septembre 2001, Mr G., un consultant en management, arrive comme chaque matin dans son bureau, au 90 ème étage de la tour Nord du World Trade Center, à New York. C’est alors qu’il entend une énorme explosion : un avion vient de percuter la tour, une dizaine d’étages plus bas. En catastrophe, il faut évacuer ! Descendre le plus vite possible les milliers de marches qui le séparent de la terre ferme, quitter cet enfer. Juste avant de s’engouffrer dans la cage d’escalier, une figure, brûlée, cherche de l’aide. Poussé par son instinct de survie, il s’en détourne et quitte la tour peu de temps avant qu’elle ne s’effondre, non sans aider à évacuer une autre personne blessée en la portant sur son dos. Au lendemain des attentats du World Trade Center, les autorités américaines mirent en place un vaste programme de prise en charge des séquelles psychologiques. Ce programme propose une prise en charge facilitée pour les témoins ou les victimes de ces atrocités, mais auss...