Schizophrénie : une histoire de dopamine ?

Au début des années 1950, Henri Laborit, Pierre Delay et Jean Deniker découvrent par hasard les effets surprenants d’une molécule développée initialement comme anesthésiant, la chlorpromazine . Administrée à des patients schizophrènes, elle permet une réduction spectaculaire de leurs idées délirantes et de leurs hallucinations. Diffusée par la suite à large échelle dans les hôpitaux psychiatriques, la chlorpromazine permis un apaisement spectaculaire des patients. Les hôpitaux psychiatriques s’ouvrent progressivement, les psychiatres ont désormais (enfin !) un moyen d’apaiser les patients psychotiques. La schizophrénie est alors décrite et identifiée depuis bien longtemps. Elle regroupe un ensemble hétérogène de symptômes, qu’on peut regrouper schématiquement en 2 grands syndromes. D’une part, un syndrome dit positif , dans lequel on range les idées délirantes, les hallucinations et la désorganisation de la pensée, des émotions et du comportement. Ce syndrome positif n’est pas né...