NEWS AND VIEWS - Janvier 2017

Accélérateur et frein du cortex moteur. Imaginez-vous au volant de votre voiture. Soudain, le feu juste devant vous passe au rouge : vous devez freiner brusquement. Malgré l’urgence de la situation (une mamie écrasée ou, pire, une contravention), il vous faut appliquer une pression précisément calibrée sur la pédale de frein : il s’agit de freiner ni trop, ni trop peu. Ainsi, l’ordre moteur émergeant de votre cerveau doit nécessairement être ajusté par une force contraire : l’inhibition motrice est tout aussi importante que l’exécution pour effectuer un mouvement adapté. On connait bien aujourd’hui les circuits neuronaux qui sous-tendent cette inhibition. Ils impliquent d’une part les ganglions de la base, des structures situées en profondeur dans notre cerveau, et d’autre part le cortex préfrontal, à l’avant de notre cerveau. La boucle de régulation qu’ils forment se projette sur le cortex moteur et en inhibe l’activité, et donc l’ordre moteu...